Cathédrales (2018)

Composition

Spatialised (3D) acusmatic music | Musique acousmatique spatialisée (3D)

Corpus of spatial music pieces for loudspeaker domes
Corpus de pièces de musique spatiale pour dômes d’hautparleurs

Total duration|Durée totale: 40m

I – Ville Aux Cent Clochers (2018) – 11m30

** Awarded 2nd Prize in JTTP 2018, the 19th edition of Jeu de temps/Times Play.
Récipiendaire du 2e prix au JTTP 2018, la 19ème édition du concours Jeu de temps/Times Play.

http://econtact.ca/JTTP2018/winners.html#ledoux
N.B.: These excerpts have been spatially compressed to fit a stereophonic file format. They serve only as examples and are in no way representative of the original mix’s quality.
Ces extraits ont été spatialement compressés afin de s’insérer dans un fichier audio de format stéréophonique. Ils ne servent qu’à titre d’exemples et ne sont en aucun point représentatifs de la qualité du mix original.

Work description | Note de programme:

EN – Ville aux cent clochers is the first part of an acousmatic journey called Cathédrales — that presents sound immersion as a cinema for the ear, inspired by the physical and sonic presence of churches in Montréal — which spotlights bell towers as both urban landmark and soundmark. Although the main sound sources are not limited to traditional church bells, this spatial essay takes its inspiration and sound materials from acoustic ecology and Montréal’s city life, in order to interpret the spatio-temporal relationship between the individual, the urban environment and the sounds that are specific to its identity.

FR – Ville aux cent clochers constitue la première partie d’un parcours acousmatique intitulé Cathédrales — qui aborde l’immersion sonore et l’esthétique d’un cinéma pour l’oreille en s’inspirant de l’édifice-même — dans laquelle les clochers sont à l’honneur en tant que point de repère citadin, à la fois visuel et sonore. Sans toutefois  limiter les principales sources sonores aux cloches d’église, cet essai s’inspire également de l’écologie sonore et de la vie montréalaise pour interpréter la relation spatio-temporelle entre l’individu, le milieu urbain et les sons propres à son identité.

II -Réverbérence (2018) – 28m30

N.B.: These excerpts have been spatially compressed to fit a stereophonic file format. They serve only as examples and are in no way representative of the original mix’s quality.
Ces extraits ont été spatialement compressés afin de s’insérer dans un fichier audio de format stéréophonique. Ils ne servent qu’à titre d’exemples et ne sont en aucun point représentatifs de la qualité du mix original.

Work description | Note de programme :

In mansuetudine et in tanquillitate, simplifica animam tuam.
Dans la douceur et la tranquillité, rassemble ton âme.
La Cathédrale – Huysmans

EN – Réverbérence is the second part of an acousmatic journey called Cathédrales — that presents sound immersion as a cinema for the ear, inspired by the architectural and acoustic properties of the building itself.

FR – Réverbérence constitue la deuxième partie d’un parcours acousmatique intitulé Cathédrales — qui aborde l’immersion sonore et l’esthétique d’un cinéma pour l’oreille en s’inspirant des propriétés acoustiques et architecturales de l’édifice-même.

Véritable allégorie du parcours spirituel du compositeur, Réverbérence est en quelque sorte le témoignage spatio-affectif d’un lent processus de déconstruction, puis d’une (dé)conversion vers une spiritualité plus libre et décomplexée.

Réverbérence peut s’interpréter en deux segments : le premier suggère une contemplation solennelle et révérencieuse du lieu; tandis que le second manifeste sa magnificence et son ampleur, jusqu’à provoquer son effondrement. Dans ce segment, l’orgue manifeste non seulement cette puissance, mais aussi son omniprésence, comme si elle incarnait la cathédrale elle-même, régnant sur son trône, indissociablement encastré dans la structure de l’édifice, tel un esprit dans son corps.

De part la nature intérieur de l’espace représenté tout au long de l’œuvre, Réverbérence s’entend aussi comme un exercice de style résolument engagé dans la composition spatiale d’un environnement sonore musicalisé. L’auteur tente notamment d’y maintenir un équilibre entre l’évocation diégétique du lieu et son expérience sensorielle, comme deux facettes de l’immersion sonore pouvant se relancer mutuellement. Il s’en dégage un jeu de tension et de détente entre l’extériorité — l’espace vaste, la distance, l’ouverture et la contemplation vers ce qui est hors de soi — et l’intériorité — atmosphère sonore plus anxiogène, abstraite et intense, saturant l’espace d’écoute et induisant ainsi un repli sur ses propres sensations.